Roman Malo

Témoignage soignant

Roman Malo, maître de conférences en psychologie clinique

« On n’est pas face à une nouvelle calculatrice. On est face à quelque chose qui est radicalement nouveau. » — Un clinicien-chercheur de Nantes Université raconte comment l’IA bouscule la psychothérapie, l’enseignement et notre rapport à la preuve.

Roman Malo est maître de conférences en psychologie clinique à Nantes Université, au sein du laboratoire LPPL. Issu d’un master de psychologie clinique « plurielle intégrative », il a fait sa thèse en co-direction entre psychologie/psychiatrie et numérique sur l’usage de la réalité virtuelle comme aide au diagnostic et à la mesure des fonctions exécutives. Son parcours singulier — du jeu vidéo à la VR, puis à l’IA — nourrit une posture rare dans la profession : ni technophile naïf, ni technophobe défensif, mais expérimentateur attentif aux effets concrets de l’outil.

Ce qui frappe d’emblée dans le rapport de Roman à l’intelligence artificielle, c’est une lecture qui refuse les deux écueils habituels. Pas de fascination pour un quasi-divin technologique, pas non plus de rejet défensif au nom d’une humanité menacée. À la place : une exigence de précision sur ce que fait l’IA, ce qu’elle change, et ce qu’elle ne fait pas. « J’ai essayé d’aborder l’IA dans une position sans présupposés — c’est très difficile —, mais je trouve que quand on aborde l’IA et la santé mentale, d’un coup, tous les arguments qui d’habitude sont scientifiques deviennent presque secondaires, et ce qui compte c’est une vision du monde. »

Cette posture vient de loin. Bien avant ChatGPT, Roman s’est intéressé à la conscience comme objet de recherche — « comment émerge la conscience, le problème de la conscience qui est pour moi toujours un sujet fascinant ». Puis, par le détour des jeux vidéo et de la réalité virtuelle, il a fait l’expérience pratique des dispositifs numériques en clinique. Quand l’IA est arrivée, elle s’est inscrite dans cette continuité d’enquête.

Du jeu vidéo à l’IA, en passant par la réalité virtuelle

Le parcours de Roman se résume en trois temps : adolescent joueur de jeux vidéo, thésard sur la réalité virtuelle comme aide au diagnostic des fonctions exécutives, puis observateur attentif des grands modèles de langage dès leurs premières versions publiques. Il le résume lui-même : « C’est un peu le parcours jeu vidéo à l’IA, le triptyque jusqu’à maintenant. »

Ce qui l’avait initialement attiré dans la VR, ce n’était pas la technologie pour elle-même. C’était la promesse de rendre écologiques des outils cliniques qui ne l’étaient pas : « J’ai toujours été assez surpris à quel point je trouvais nos outils de mesure des fonctions cognitives hors sol. J’étais toujours très étonné de l’aspect peu écologique, jusqu’à ce que je découvre que certains tests dans lesquels les caractéristiques psychométriques sont reconnues existaient dans des versions gamifiées, des versions écologiques. »

L’autre intérêt était psychothérapeutique. Roman défend une vision active de la thérapie : prescrire des exercices, faire faire au patient des choses concrètes — un parallèle qu’il fait régulièrement entre psychologue et kinésithérapeute. La VR servait précisément cela : permettre des expositions thérapeutiques à granularité fine, là où l’exposition en imagination peut être facilement sabotée par le patient ou bloquée par une difficulté à former des images mentales.

La friction thérapeutique : pourquoi l’IA peut abaisser la marche d’escalier

Au cœur de la pensée clinique de Roman, il y a un concept qu’il mobilise pour penser à la fois la psychothérapie active et l’IA : la friction thérapeutique.

« Il y a un concept que j’aime beaucoup pour le travail psychothérapeutique, c’est l’idée de la friction. Je pense que le patient, si sur son chemin thérapeutique il y a beaucoup de friction trop tôt, il va décrocher. »

Roman s’appuie sur une lucidité de praticien : « Notre cerveau est très bon pour nous faire continuer ce qu’on fait déjà, et l’effort est coûteux. » Demander à un patient agoraphobique qui a passé quinze ans à éviter la foule de reprendre le tram à l’heure de pointe, c’est lui demander de franchir une montagne d’un seul coup. La VR — et maintenant l’IA — permettent au contraire de doser la marche d’escalier, d’investir l’effort au bon endroit (l’exposition elle-même) plutôt qu’au mauvais (les difficultés en amont).

Cette analyse renverse une critique courante adressée à ces technologies, selon laquelle elles feraient des choses « à la place » du patient. Roman propose une autre lecture : « Ce n’est pas que le patient n’aurait plus d’efforts à faire. C’est d’investir l’effort au bon endroit. » L’IA ne remplace pas le travail thérapeutique ; elle réduit la barrière d’entrée du soin pour ceux qui en ont besoin.

Un double standard épistémologique appliqué à l’IA

La contribution la plus originale de Roman à la discussion publique sur l’IA en santé mentale est probablement la mise au jour d’un double standard épistémologique. Dans nombre de publications scientifiques et de débats professionnels, on exige de l’IA un niveau de preuve qu’on n’exige jamais d’un thérapeute humain.

« Tous les arguments pro-IA doivent être doublement plus prouvés en quelque sorte. C’est assez étrange. »

L’archétype de ce biais, c’est la comparaison fréquente d’une « psychothérapie IA » à un gold standard de psychothérapie humaine. Roman fait remarquer la naïveté de l’opération : « Est-ce qu’il y a un psychologue qui a une thérapie parfaite et ne fait jamais d’erreur ? Je pense que c’est une protection qu’on est en train de créer. »

Derrière ce double standard, il y a une difficulté de catégorisation. L’IA n’est pas un objet informatique classique (déterministe, prévisible), mais elle n’est pas non plus un humain. Faute de catégorie disponible, on lui applique alternativement les exigences les plus strictes des deux mondes — la rigueur logicielle et l’humilité humaine — sans jamais lui accorder leur indulgence respective.

Pour Roman, sortir de cette impasse demande de réintroduire dans le débat des concepts philosophiques que la quête de mesurabilité avait évacués : « Il va falloir réfléchir en tant que psychologue, mais avec des prises de position qui vont devoir s’appuyer aussi sur des concepts philosophiques, et pas uniquement se réfugier derrière la preuve. » Moralité, contact social, présence : autant de dimensions difficilement mesurables mais cliniquement cruciales.

Une cinquième blessure narcissique

Au-delà de l’épistémologie, Roman lit l’arrivée de l’IA comme un événement civilisationnel — l’équivalent contemporain des grandes blessures narcissiques infligées historiquement à l’humanité.

« On est en train de se prendre une blessure narcissique supplémentaire, peut-être, et celle-ci, malheureusement, elle est coûteuse. Elle renvoie à des dimensions fondamentales, notamment sur la conscience et la réciprocité dans les échanges. »

Après Galilée (la Terre n’est pas le centre du monde), Darwin (l’humain n’est pas le sommet de l’évolution), Freud (l’humain n’est pas maître chez lui) et la sociologie (l’humain est construit socialement), l’IA générative viendrait ajouter une cinquième blessure : nos compétences linguistiques, créatives et raisonnementelles ne sont pas l’apanage exclusif de notre espèce.

Plutôt que de se défendre contre cette blessure, Roman invite à une autre posture : la curiosité. « Je pense qu’il faut être curieux et puis être un peu surpris en fait. La surprise est importante face à ça. » La défense face à la blessure ne traite pas la blessure ; elle la pétrifie. Seule la curiosité permet d’intégrer la nouveauté sans s’y soumettre.

Le psy comme kiné : horizontaliser la relation

Tout au long de l’entretien, Roman revient à un parallèle structurant : le métier de psychologue ressemble de plus en plus à celui de kinésithérapeute. Le savoir spécialisé — diagnostic, protocole, supervision d’exercices, monitoring — s’horizontalise. L’IA participe à ce mouvement comme les contenus de médecine sportive grand public et les tutoriels en ligne l’ont fait pour le kiné quelques années avant.

« Aujourd’hui, tu te blesses au genou, tu vas taper tes symptomatologies, tu vas avoir un diagnostic qui est souvent pas trop mauvais. Tu lui demandes un protocole pour sortir de cette blessure : il va te présenter tout ce qu’on connaît déjà. Ce savoir était détenu par les kinés. Eh bien les psys, on se retrouve dans la même configuration. »

Conséquence concrète : le patient arrive en consultation avec « une liste fournie par ChatGPT » — un faux savoir bien structuré sur son propre fonctionnement psychique. Le psychologue doit alors « convaincre qu’il est expert » : montrer patte blanche, demander explicitement « qu’est-ce que vous attendez de moi ? », accepter un nouveau régime de la relation où l’expertise ne se présume plus, elle se justifie.

Roman n’en conclut pas pour autant que le métier se réduit à ce qui reste de technique. Au contraire, il identifie un déplacement de valeur — vers les qualités relationnelles, vers le faire-sentir plus que le faire-savoir.

« Dans les troubles de l’attachement, on peut expliquer à quelqu’un ce que c’est que de se sentir en sécurité, d’être dans un espace sécure. Mais on peut surtout le faire sentir. Ça, c’est quelque chose qui reste une spécificité de psychologue. »

Le cadre, le setting, la régularité, la stabilité, la continuité du soin, être à l’heure, être prêt à écouter — tout ce qui constitue la trame d’une relation d’attachement sécure relève d’un savoir-être qui ne se code pas dans un protocole. C’est précisément ce que l’IA ne reproduit pas — pour l’instant.

Roman observe par ailleurs un mouvement parallèle dans la recherche en psychologie clinique universitaire : un retour au corps. Cognition incarnée, synchronisation corporelle, embodied mind — autant de courants qui réintroduisent dans l’analyse clinique ce que la psychotechnique avait laissé en marge. Mais le corps, dit-il, « entraîner le corps sans faire appel au corps, je trouve que c’est difficile ». C’est sans doute là que se joue la métabolisation par la profession de ce moment IA : moins dans la lutte contre l’outil que dans la redécouverte de ce qui, dans la pratique clinique, ne passe que par le corps présent — le sien comme celui du patient.

Enseigner à l’ère IA : entraîner la réflexivité, pas le résultat

Côté enseignement, Roman partage la difficulté de l’université face à l’IA générative. À Nantes, un groupe de réflexion vient de proposer une V1 de code éthique pour étudiants et enseignants. Mais le sujet va plus vite que les institutions. Et la stratégie défensive — interdire, traquer la triche — ne tient pas longtemps face à un outil que tout le monde utilise déjà, étudiants comme enseignants.

Sa réponse pédagogique tient en deux mots : prothèse et réflexivité.

« J’aime bien cette idée de prothèse : on rajoute, on va pouvoir enrichir son travail, mais faire d’abord appel à sa réflexion. »

Concrètement : commencer par un travail hors-IA, puis utiliser l’IA pour restructurer, clarifier, vérifier. Toujours revérifier ce que dit l’IA — « ce n’est pas parce que le langage est joli que forcément l’idée est correcte, notamment sur les sources ». Et surtout, déplacer le critère d’évaluation : ce qui doit être évalué chez un futur psychologue, ce n’est pas la performance du livrable (qu’une IA peut produire à un niveau honorable), mais l’entraînement de la réflexivité.

« Si tu donnes une étude de cas à ChatGPT, niveau diagnostic, niveau proposition thérapeutique, niveau repérage des signes et symptômes, on part facilement sur un 15, 16, 17, 18. Mais ce qui m’intéresse pour devenir psychologue et pour former des psychologues, c’est d’entraîner cette réflexivité. Pas le résultat, mais le processus. »

De cette analyse découle une conséquence concrète : repenser les modalités d’évaluation. Devoir à la maison de plus en plus difficile à valider, retour vers l’oral et la mise en situation. À Nantes, Roman et ses collègues font déjà appel à des comédiens professionnels pour jouer des patients en master — mais le dispositif ne tient pas à l’échelle d’une promotion de 1000 étudiants. Là, paradoxalement, l’IA pourrait elle-même produire des cas cliniques vidéo réalistes pour les évaluations à grande échelle.

L’hypothèse de la polarisation des consultations

Sa thématique de recherche actuelle prolonge cette analyse côté clinique. Roman co-encadre une thèse sur l’alliance thérapeutique et les agents autonomes, en co-direction psychologie cognitive et informatique. Et il supervise un mémoire de master sur le parcours thérapeutique modifié par les dispositifs IA — avec une hypothèse forte :

« Pour les patients à des niveaux subcliniques, juste en dessous d’une symptomatologie franche — disons un score à 5 sur 10 d’anxiété —, je pense que tous ceux qui sont en dessous ne vont pas consulter grâce à l’IA, ils vont arriver à composer, bidouiller, inventer avec son aide. Tandis que ceux qui vont dépasser le 5-6 vont peut-être être amenés plus rapidement à consulter, étant donné que l’IA va dire : “là, je t’ai proposé ça et puis ça ne marche pas”. »

L’hypothèse : polarisation des consultations. Moins de cas simples, davantage de cas complexes orientés plus vite. Pour les psychologues, cela signifierait moins de patients « faciles » à voir, mais une concentration plus marquée sur les situations cliniques exigeantes. Et donc un déplacement du métier vers ce qui résiste précisément à l’IA : la qualité relationnelle, l’alliance, la lecture fine du langage corporel et émotionnel.

Cette analyse rejoint une remarque récurrente de Roman sur le métier de psychologue à l’ère IA : « L’aspect très technique, psychoéducatif, explicatif, supervision des exercices, monitoring — on va pouvoir l’automatiser. Mais être capable d’avoir des qualités relationnelles, ça va vraiment être une plus-value. » Le psy devient l’expert du faire-sentir : la sécurité d’attachement, le cadre, la régularité du soin, la qualité de présence — autant de dimensions que l’IA « ne remplace pas, pour l’instant ».

Le Rat Park de l’IA : ce n’est pas l’outil, c’est la solitude

Une dernière contribution mérite d’être relevée. Sur la question de la dépendance numérique — souvent agitée comme épouvantail dans les discours sur l’IA et les jeunes — Roman propose un déplacement décisif :

« Tu connais l’expérience du “Rat Park” ? On propose à des rats de la cocaïne ou de la nourriture — la plupart prennent de la cocaïne. Mais tu proposes à ces rats un parc d’attraction, des activités sociales et de la nourriture : le choix de la cocaïne diminue nettement. Si aujourd’hui on a des personnes dépendantes du numérique au point que ça ressemble à un épisode de Black Mirror, c’est peut-être parce qu’il y a quelque chose dans les interactions sociales qui pose problème. Et ce n’est pas l’IA. »

L’argument est classique en psychologie de l’addiction depuis les travaux de Bruce Alexander : la dépendance n’est pas un effet mécanique de la substance, mais le symptôme d’un environnement social appauvri. Roman applique l’analyse à l’IA : « Les modifications anthropologiques et sociétales sont à mon avis vraiment d’une urgence beaucoup plus centrale que l’IA. C’est bien facile d’accuser l’IA. »

L’invitation est claire : avant d’accuser l’outil, regarder ce qui fait que les gens se réfugient dans cet outil. La solitude générationnelle, l’appauvrissement des liens, l’inflation des écrans passifs — ce sont là les véritables enjeux. L’IA conversationnelle, à l’inverse des réseaux sociaux ou de la télévision, demande une posture active, un engagement, une agentivité. Ce qui en fait potentiellement un outil moins problématique — à condition de ne pas le confondre avec une substitution aux relations humaines.

Pharmakon et test projectif : deux images pour conclure

L’entretien se conclut sur deux images convergentes. La première, proposée par l’interviewer : la notion de pharmakon. Un objet à trois faces — médicament, poison, et surface de projection en tant que bouc-émissaire. L’IA est tout cela à la fois : utile, dangereuse, et porteuse de nos propres représentations.

La seconde image, proposée par Roman et particulièrement parlante :

« Peut-être qu’il y a quelque chose à créer, un peu comme un Rorschach. Maintenant, il faudrait montrer un ChatGPT et demander : “qu’est-ce que vous percevez ?” Ce serait peut-être un nouveau test projectif à la mode. »

L’image du Rorschach numérique est juste : ce que chacun voit dans l’IA en dit autant sur lui-même que sur la technologie. Les catastrophistes y projettent leurs peurs civilisationnelles, les techno-prophètes y projettent leurs rêves d’augmentation, et les cliniciens — comme Roman — y voient ce qu’ils savent déjà des patients : des phénomènes de fascination, de défense, d’identification, qui méritent qu’on les questionne plutôt que d’y répondre par l’enthousiasme ou la défiance.

Aux futurs psychologues, Roman adresse deux conseils. Le premier : expérimenter et tester l’IA, et lire au-delà de la psychologie — anthropologie, sociologie, philosophie, informatique. Le second, qui pourrait sembler paradoxal : entretenir activement les compétences relationnelles dans la vie quotidienne. Parler à des inconnus. Faire ses courses sans écouteurs. Faire du théâtre d’impro. « Ce sont des choses qu’il faut vivre et qu’il faut expérimenter, et que pour l’instant l’IA ne peut pas apporter. »

Ce que ce témoignage nous apprend

Le témoignage de Roman Malo n’est pas spectaculaire. Il ne prétend pas que l’IA va sauver la psychothérapie, ni qu’elle va la détruire. Il fait quelque chose de plus rare et plus utile : il regarde l’IA — comme un clinicien regarde un symptôme, un chercheur regarde une donnée, un enseignant regarde un étudiant. Avec curiosité, exigence, et la conscience d’une histoire longue (du jeu vidéo à la VR à l’IA) qui empêche la fascination naïve aussi bien que la sidération défensive.

Ses concepts opératoires — friction thérapeutique, double standard épistémologique, polarisation des consultations, prothèse pédagogique, Rat Park appliqué à l’IA — sont des outils de pensée que les psychologues pourront mobiliser dans leur propre pratique. Aucun n’est définitif ; tous appellent à des élaborations cliniques et empiriques.

Et sa contribution la plus durable est peut-être éthique : refuser que la critique légitime de l’IA serve de prétexte à fuir les vrais enjeux. La solitude générationnelle, l’appauvrissement des liens, la rupture des transmissions — ces problèmes existent avant et indépendamment de l’IA. Accuser l’outil ne soigne pas l’environnement. Roman invite à inverser le regard : ce que l’IA révèle de nos manques, et ce que nos manques font à notre rapport à l’IA.

Témoignage recueilli le 26 mai 2026. Roman Malo est maître de conférences en psychologie clinique à Nantes Université, au sein du Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (LPPL, EA 4638). Il a publié sa fiche chercheur sur ce site.

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  • Fiche chercheur : Roman Malo

Témoignages et retours d’expérience

Ce témoignage fait partie de notre série sur les usages de l’IA en santé mentale. Vous souhaitez partager votre expérience ?